Enfants souffrant de troubles de l’anxiété : qu’en est-il 6 ans plus tard?

Enfant triste2Naturalistic Follow-up of Youths Treated for Pediatric Anxiety Disorders / Ginsburg GS, et al. — JAMA Psychiatry. 2014 Mar 1;71(3):310-8.

Les troubles de l’anxiété en pédiatrie sont souvent présents et altèrent la qualité de vie des enfants qui en souffrent. La présence de ces troubles est aussi souvent considérée comme une porte d’entrée pour des troubles ultérieurs d’ordre psychiatrique à l’âge adulte. Même si habituellement les troubles de l’anxiété chez l’enfant peuvent être traités efficacement sur une courte période de temps, les données sur le long terme sont limitées. Les auteurs de cette étude se sont penchés sur cette question, plus particulièrement sur les patients traités avec une médication.

Le but de cette étude de suivi à long terme était de vérifier l’état psychologique d’enfants ayant reçu un diagnostic de troubles de l’anxiété (phobie sociale, anxiété liée à la séparation, anxiété générale) 6 années après le diagnostic initial.  Est-ce que le type de traitement utilisé (thérapie cognitivo comportementale, médication ou une combinaison des deux) a eu une répercussion sur la rémission ou non de l’enfant sur le long terme?

Les entrevues ont eu lieu soit en personne ou par téléphone, auprès des jeunes eux-mêmes ou de leurs parents. 288 participants ont été entendus (âge moyen 17 ans).

Une rémission complète a été constatée pour moins de la moitié des participants (46.5%), après 6 ans, indépendamment du traitement reçu à l’origine. Selon le grand nombre de variables analysées, seules les personnes de sexe masculin et évoluant dans une famille de haut niveau ont atteints une rémission significative. Les patients sans rémission sont significativement plus propices à souffrir de troubles du comportement et dans une plus grande proportion pour des troubles d’internalisations en rapport aux troubles d’externalisations.

L’importance d’un suivi individuel à long terme de l’enfant et sa famille est à prendre à considération à la vue des résultats indiquant des taux de rémission majoritairement bas. [trad. libre: jb]

Pour consulter l’article original, veuillez demander l’article no.  125  – disponible via le Centre d’apprentissage, uniquement pour les employés du CSSSSL.

Cet article, publié dans Anxiété, Jeunesse, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s