Le risque de surdiagnostic et le TDAH

Brother Reading a BookAttention-deficit/hyperactivity disorder: are we helping or harming? / Rae Thomas, Geoffrey K Mitchell, Laura Batstra. — BMJ 2013;347:f6172 [en ligne 2013-11-05]

Les auteurs d’une nouvelle étude publiée dans le British Medical Journal mettent les professionnels en garde sur l’élargissement des critères diagnostics proposés dans le DSM-V. 

La prévalence et le nombre de prescriptions pour le TDAH (trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité)  sont en hausse importante depuis les 10 dernières années. Les auteurs constatent que la majorité des diagnostics de TDAH posés aux États-Unis sont pour des enfants ayant un trouble classé de léger à modéré. Certains enfants sont même diagnostiqués avec un TDAH sans aucun critère diagnostique.

Le risque de surdiagnostic est présent en santé mentale, car les décisions sont basées surtout sur des comportements observés ou rapportés et sur l’interprétation de la sévérité de ces comportements. La question de la normalité de ces comportements reste subjective. Les auteurs indiquent aussi que le DSM-V ne fournit aucun critère qui permet de différencier un diagnostic de léger, modéré ou sévère. De plus les guides de pratique de l’Angleterre, Australie et des États-Unis ne mentionnent pas le TDAH dit léger.

Près de 87% des enfants américains ayant reçu un diagnostic de TDAH sont médicamentés. Pourtant seulement 14% souffrent de la forme sévère du TDAH. Cette médication n’est pas sans risques:  perte de poids, hépatotoxicité et idées suicidaires font partie des effets secondaires les plus connus.

Les cas sévères de TDAH sont évidents, c’est surtout au niveau des cas légers à modérés, et qui constitue la majeure partie des diagnostics de TDAH, que les opinions diffèrent. Pour ces cas, les auteurs proposent une méthode plus conservatrice. Ils suggèrent une approche similaire à celle élaborée dans le  guide NICE1  sur le TDAH pour les enfants, adolescents et adultes.   [Trad. libre:jb]

Pour accéder à l’article du BMJ en ligne, veuillez cliquer ici.

1-National Institute for Health and Clinical Excellence. Attention deficit hyperactivity disorder: diagnosis and management of ADHD in children, young people and adults. NICE clinical guideline 72. 2013.

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Un commentaire pour Le risque de surdiagnostic et le TDAH

  1. patmarcoux dit :

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