Enfants et adolescents atteints de troubles psychotiques et de schizophrénie : nouveau guide de pratique clinique

Stressed Schoolboy with Head in HandsPsychosis and schizophrenia in children and young people : recognition and management. – NICE clinical guideline 155 (January 2013).  51 p.

NICE (National Institute for Health and Clinical Excellence) a produit un rapport sur les meilleures pratiques concernant le dépistage et le traitement de la psychose et de la schizophrénie chez les enfants et les adolescents. Cet institut est situé en Angleterre, donc certains services mentionnés sont spécifiques à cette région.  Malgré tout, certaines recommandations fondées sur les données probantes actuelles sont intéressantes.

Les auteurs constatent que les troubles psychotiques sont souvent diagnostiqués tardivement chez les enfants et adolescents, et que les traitements appropriés sont par conséquent retardés, ce qui peut causer un impact négatif important sur la vie du jeune et de sa famille.

En ce moment, la tendance générale pour traiter les troubles psychotiques et la schizophrénie chez les jeunes est par la prise d’antipsychotique.  Toutefois, il existe peu d’études prouvant l’efficacité de ce traitement chez les enfants et les adolescents.  Il faut savoir que cette clientèle est plus sensible aux effets secondaires des antipsychotiques que les adultes.  Les effets les plus fréquents étant, la prise de poids, des effets métaboliques et des mouvements involontaires (dyskinésie).   Les auteurs mentionnent aussi que les interventions psychologiques, incluant la famille, la thérapie cognitivo-comportementale et l’art-thérapie sont aussi souvent utilisées malgré le peu de données probantes présentement disponibles pour confirmer leur efficacité.

Quelques recommandations :

  • Les médecins généralistes sont encouragés à référer rapidement, un jeune patient qui manifeste des symptômes de type psychotique, à un professionnel en santé mentale.
  • Les enfants et adolescents qui présentent une première manifestation de symptômes psychotiques de manière soutenue et sur une durée d’au moins 4 semaines, devraient être référés immédiatement à un service spécialisé en santé mentale pour une intervention précoce.
  • La psychothérapie cognitivo-comportementale devrait être privilégiée en rapport aux antipsychotiques pour les enfants et adolescents présentant des symptômes de psychose ou qui présentent des changements au niveau de leur état mental, même si tous les symptômes ne sont pas présents pour un diagnostic clair de psychose ou de schizophrénie.
  • Les antipsychotiques oraux ne devraient être offerts qu’aux enfants et adolescents qui présentent une exacerbation aiguë de symptômes de psychose ou de schizophrénie, en complément à des interventions psychologiques (incluant la famille).
  • Avant de recommander un patient à des soins hospitaliers, il serait intéressant de considérer si une alternative de soins est disponible au sein de la communauté lorsque cela est possible, surtout lorsque l’hôpital est éloigné du lieu de résidence du patient.
  • La psychothérapie cognitivo-comportementale pour la famille et les individus est le meilleur outil de prévention pour éviter le développement de troubles psychotiques chez les jeunes personnes.

Les auteurs de ce guide sont confiants d’avoir réussi à apporter une meilleure compréhension et plus de clarté sur la place des antipsychotiques dans le traitement des troubles psychotiques et de la schizophrénie chez les jeunes personnes.  [trad. libre:jb]

[Source:  MentalElf]

 Pour consulter le document complet, veuillez cliquer ici.

 

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2 commentaires pour Enfants et adolescents atteints de troubles psychotiques et de schizophrénie : nouveau guide de pratique clinique

  1. Tania dit :

    Merci pour cet article très intéressant. Connaissez-vous le refer-O-scope? Il s’agit d’un outil, développé par un comité scientifique (composé de psychiatres, intervenants, proches et organismes en santé mentale), qui permet d’observer et d’agir avant la psychose en repérant les signes précurseurs de la maladie, afin de réduire ses effets néfastes, notamment chez les jeunes.

    Le questionnaire s’accompagne d’une recommandation pour faciliter vos échanges futurs avec un intervenant ou un professionnel de la santé. Voici la version conçue pour les proches et les intervenants travaillant auprès des jeunes: http://www.refer-o-scope.com et une version conçue spécialement pour les jeunes sera mise en ligne sous peu: http://www.jeunes.refer-o-scope.com

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