Vaste étude comparative sur l’efficacité des antipsychotiques de 1ère et 2e génération, dans le traitement de la schizophrénie

Antipsychotics in adults with schizophrenia: comparative effectiveness of First-Generation versus Second-Generation Medications: a systematic review and meta-analysis / Hartling L, Abou-Setta AM, Dursun S, et al. — Ann Intern Med, 2012 Aug 14. (Review)

Le débat se poursuit concernant les bénéfices et inconvénients des antipsychotiques de première (FGA : First-Generation Antipsychotics) et deuxième (SGA : Second-Generation Antipsychotics) génération dans le traitement de la schizophrénie.

Deux chercheurs ont séparément passé en revue les titres et les résumés portant sur les antipsychotiques dans le traitement de la schizophrénie, afin d’en relever les articles pertinents.   114 études impliquant 22 comparaisons ont été sélectionnées.  Celles-ci ont été revisées en utilisant une grille d’évaluation normalisée indiquant leur éligibilité.

Les chercheurs ont évalué le degré de preuve (evidence) pour les résultats primaires comme étant soit : insuffisants, faibles, modérés ou élevés en utilisant l’approche du « Grading of Recommendations Assessment, Development and Evaluation » (GRADE).

Les résultats obtenus montrent peu de différences, entre les deux types d’antipsychotiques FGA et SGA, au niveau clinique concernant le traitement des principaux symptômes de la maladie.  Un manque de précision dans l’estimation des effets de la médication empêche des conclusions plus définitives.  

Toutes les études avaient un risque de biais, qualifié d’élevé à incertain.  La durée des suivis lors de ces études était souvent trop courte pour mesurer adéquatement les effets secondaires.  Les comparaisons entre les médications, le dosage et les résultats obtenus étaient trop hétérogènes pour permettre une comparaison fiable entre elles.

En conclusion, les auteurs estiment que les études actuelles ne permettent pas de tirer de conclusions fermes lorsque l’on veut comparer l’efficacité des FGA et des SGA, ceci à cause de données éparses et d’estimations imprécises.

La base des preuves actuelle est inadéquate pour les cliniciens et les patients qui désirent prendre des décisions éclairées pour le meilleur traitement possible les concernant.  Les conséquences liées à la prise de ces médicaments, qui sont potentiellement importantes pour les patients, ont rarement été évaluées.  De plus des données sur la sécurité à long terme des antipsychotiques sont manquantes et seraient nécessaires de manière urgente.  Les auteurs en appellent donc à plus d’études longitudinales dans ce sens.  [Trad. libre:jb]

[Source:  BMJ EvidenceUpdates]

Pour consulter l’article original [en anglais], veuillez demander l’article no.  93 – disponible via le Centre d’apprentissage, uniquement pour les employés du CSSSSL.

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