Le point sur les traitements pharmacologiques pour les troubles du spectre autistique

Traitement pharmacologique des comportements problématiques associés aux troubles du spectre autistique : revue de la littérature / D. Périsse, et al. – Neuropsychiatrie de l’enfance et de l’adolescence, 2012 ;60(1) :42-51.

Cette revue de littérature fait le point sur les limites et possibilités du traitement pharmacologique pour les troubles du spectre autistique.

La prise en charge des personnes avec autisme repose sur une approche thérapeutique et éducative adaptée. À ce jour aucun traitement médicamenteux n’a montré une efficacité sur les symptômes centraux de l’autisme, en particulier les difficultés sociocommunicative. Pour autant les traitements pharmacologiques sont largement prescrits dans cette population et plus d’une personne autiste sur deux reçoit un traitement médicamenteux. Cette prescription a pour but de réduire les comportements problématiques que présentent fréquemment les personnes avec autisme : auto- ou hétéro-agressivité, instabilité psychomotrice, comportements répétitifs envahissants. Cet article constitue une revue actualisée des études contrôlées disponibles. Les études présentées concernent en particulier les antipsychotiques atypiques, les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, les psychostimulants et les antiépileptiques. Les différentes études et leurs résultats sen terme d’efficacité et de tolérance sont présentées sous forme de tableaux. Les antipsychotiques atypiques (rispéridone et aripiprazole) ont montré leur utilité sur les comportements problématiques. Les IRS semblent avoir une utilité limitée dans la diminution des comportements répétitifs. Les psychostimulants sont une option intéressante sur les dimensions attentionnelles et d’hyperactivité. Les antiépileptiques ont montré d’intéressantes perspectives mais il est encore difficile de déterminer leurs meilleures indications. La mélatonine constitue une option qui semble efficace et sur pour les troubles du sommeil. Les comportements perturbateurs nécessitent une véritable enquête afin de déterminer leur origine et de mettre en place une prise en charge spécifique et adaptée. En tout état de cause, la prescription médicamenteuse dans cette population vulnérable et fragile doit en priorité tenir compte de la balance bénéfice/risques. Les prescriptions devraient donc se faire aux posologies les plus basses possible et pour des durée limitées.  [Source du résumé : EMConsulte]

Pour consulter l’article complet, veuillez demander l’article no.  88 – disponible via le Centre d’apprentissage, uniquement pour les employés du CSSSSL

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