La stigmatisation : souvent une réalité pour les personnes souffrant de TDAH

Stigma in attention deficit hypersactivity disorder / Mueller, AK, et al. – ADHD Atten Def Hyp Disord, 2012 Jul 8. [Epub ahead of print]

Un diagnostic de trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) vient souvent avec des conséquences importantes au niveau des multiples facettes qui composent la vie sociale.  Par conséquent, les patients qui souffrent d’un TDAH sont à haut risque d’être confronté à la stigmatisation, à des préjudices et à la discrimination. 

Les auteurs de l’étude ont effectué une revue des recherches empiriques portant sur la stigmatisation chez les personnes souffrant d’un TDAH.  Les résultats de ces recherches ont été regroupés en différentes catégories, incluant la stigmatisation chez l’enfant TDAH, chez l’adulte TDAH ainsi que chez la famille ou les proches de ces personnes, ainsi que l’influence de la stigmatisation sur l’attitude des intervenants en santé envers les patients souffrant de TDAH.

Les variables identifiées pour contribuer à la stigmatisation de la personne souffrant d’un TDAH sont :  l’incertitude de la population concernant la fiabilité/validité d’un diagnostic de TDAH ainsi que son évaluation diagnostique, la perception d’une dangerosité plus fréquente chez les personnes ayant un TDAH,  des facteurs sociodémographiques tels que l’âge, le sexe et l’ethnicité chez les répondants, l’individu souffrant d’un TDAH lui-même, la stigmatisation liée au traitement médical du TDAH, par exemple le scepticisme de la population envers la médication pour le traitement du TDAH, la divulgation au sujet du diagnostic ou de la médication prescrite. 

La stigmatisation associée au TDAH peut être conceptualisée par un facteur de risque sous-estimé qui affecte l’adhérence au traitement, l’efficacité du traitement, l’aggravation des symptômes, le niveau de satisfaction face à la vie et la santé mentale des personnes souffrant d’un TDAH. 

Les effets de la stigmatisation ne sont pas négligeables et peuvent affecter le bien-être émotionnel des personnes visées et elles sont plus à risque de développer des symptômes cliniques de dépression, des sentiments d’inadaptation et une faible estime de soi.

Les auteurs concluent que la perception de la population en général ainsi que celle des professionnels de la santé envers le TDAH est grandement différente et amène les personnes avec un diagnostic de TDAH à un risque plus grand de stigmatisation. [Trad. libre:jb]

[Source: PubMed]

Pour voir l’article original [en anglais], veuillez demander l’article no.  87 – disponible via le Centre d’apprentissage, uniquement pour les employés du CSSSSL

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