La thérapie cognitive avant les antipsychotiques, nouvelles recommandations suggérées par le British Medical Journal pour les jeunes patients à risque de psychose

Early detection and intervention evaluation for people at risk of psychosis: multisite randomised controlled trial / Morrison AP et al. — BMJ 2012;344:e2233

Les antipsychotiques sont habituellement prescrits en grande proportion chez les jeunes personnes qui reçoivent un diagnostic de psychose. Des recherches passées ont estimé qu’environ plus de la moitié des personnes qui sont atteintes d’une psychose à un jeune âge, sont plus à risque de développer une maladie psychotique plus importante, telle que la schizophrénie.

Un nouvel essai randomisé contrôlé publié dans le BMJ remet en question ce point de vue et suggère une nouvelle approche pour ce groupe de patient.  Le but de cette étude était de déterminer si la thérapie cognitive est efficace dans la prévention de symptômes psychotiques aggravants chez les jeunes patients à risque de développer la schizophrénie.

288 patients âgés de 14 à 35 ans ont été inclus dans cette étude et séparés aléatoirement dans l’un des deux groupes suivants:

  1. Thérapie cognitive (jusqu’à 26 sessions sur six mois) incluant un suivi de l’état mental
  2. Suivi de l’état mental seulement

Les patients ont été suivis de 12 à 24 mois et le but principal était de surveiller les symptômes associés à la psychose et à la détresse.

Voici ce qu’ils ont trouvé :

  • Pour les deux groupes, la maladie de seulement 8% des patients a évolué de simples symptômes psychotiques à une psychose complète.
  • Il n’y a pas eu de différence significative en rapport au taux de transition entre les deux groupes.
  • La sévérité des symptômes psychotiques était significativement plus bas dans le groupe de la thérapie cognitive

Les résultats démontrent que les médecins doivent être extrêmement prudents lorsqu’ils prescrivent des antipsychotiques pour ce groupe d’âge, car seulement 1 patient sur 10 est réellement à risque de développer une psychose totale.

De plus, le Professeur Andrew Gumley, qui a dirigé cette équipe de recherche à l’Université de Glasgow, indique que les conclusions de cette étude devraient aussi amener les médecins à offrir comme traitement de base, la thérapie cognitive pour toutes les jeunes personnes à risque de développer une psychose.

[Source: The Mental Elf]

[Pour voir l’article original [en anglais], veuillez demander l’article no.  77 – disponible via le Centre d’apprentissage, uniquement pour les employés du CSSSSL]

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