Les antipsychotiques prescrits dans les établissements de longue durée : risques comparatifs

Differential risk of death in older residents in nursing homes prescribed specific antipsychotic drugs: population based cohort study / K F Huybrechts, et al. — BMJ 2012;344:e977

Près du tiers des personnes âgées vivant dans un établissement de longue durée se font prescrire des antipsychotiques.  Le but de cette étude est d’examiner le risque de mortalité, globale et par cause spécifique, afin de savoir s’il est équivalent selon le médicament antipsychotique utilisé.  Existe-t-il des différences notables entre les antipsychotiques et est-ce que certains sont plus sécuritaires ou à risque que d’autres chez une clientèle âgée?

L’étude s’est effectuée sur plus de 75 000 personnes, habitant aux États-Unis, et prenant pour la première fois un antipsychotique (haloperidol, aripiprazole, olanzapine, quetiapine, risperidone, ziprasidone).   Tous les participants étaient âgés de 65 ou plus et vivaient dans un établissement de longue durée entre 2001 et 2005.

Après analyse, les chercheurs constatent qu’il existe une variation du risque de mortalité encouru selon le type d’antipsychotique utilisé.  Comparé à la risperidone (l’antipsychotique le plus prescrit) les personnes prenant de l’halopéridol avaient un risque plus élevé de mortalité tandis que les personnes prenant de la quétiapine obtenaient plutôt un risque moindre et ce calculé sur une période de 180 jours.

Les effets négatifs de l’halopéridol sont plus présents dès le début du traitement et restent élevés après ajustement de la dose, ils restent aussi présents pour toutes les causes de mortalité évaluées.   

Les auteurs indiquent que le risque de mortalité accru, lié à la prise d’antipsychotique est suffisamment important pour renforcir le concept que ce type de médicaments ne devraient pas être prescrit en l’absence de besoin très clair.  Les données suggèrent que le risque de mortalité est généralement plus important avec des doses élevées, et ce, plus particulièrement pour l’halopéridol.   [Trad. libre :jb]

[Source : BMJ]

Pour voir l’article original [en anglais], veuillez demander l’article no.  74 – disponible via le Centre d’apprentissage, uniquement pour les employés du CSSSSL

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