La présence d’un meilleur ami tempère les effets d’expériences négatives chez l’enfant [Article en anglais]

The presence of a best friend buffers the effects of negative experiences / Adams RE, Santo JB, Bukowski WM. — Dev Psychol. 2011 Nov;47(6):1786-91.

Une étude de l’Université Concordia récemment publiée dans la revue Developmental psychology, confirme que la présence d’un meilleur ami peut avoir une grande influence lorsqu’un enfant vit une situation difficile.

Nous le soupçionnions déjà, mais la présence d’un ami lors d’un évènement déplaisant est un réconfort maintenant reconnu de manière scientifique.

55 garçons et 48 filles de 5e et 6e année du primaire, de plusieurs écoles de Montréal, ont pris part à l’étude.  Les participants devaient tenir un journal dans lequel ils notaient leurs émotions et leurs expériences pour une période de 4 jours.  Ils ont aussi soumis un échantillon de salive afin d’en mesurer le niveau de cortisol.   Le cortisol est une hormone stéroïde qui est libérée dans l’organisme en réponse à un stress physique ou psychologique.

Bien que des études précédentes avaient démontré que l’amitié peut protéger contre de futures difficultés d’adaptation, cette étude est la première à prouver que la présence d’un ami est bénéfique de manière immédiate lors d’un évènement négatif et ceci tant au niveau psychologique que physique.

Lorsqu’un enfant est confronté à une situation difficile, par exemple s’il est pris en défaut par un professeur ou qu’il vit un conflit avec un camarade de classe, le niveau de cortisol augmente et parrallèlement le sentiment d’estime de soi diminue.  Ceci est important car les réactions physiologiques et psychologiques en rapport aux expériences négatives peuvent avoir un impact à long terme.  En effet, une sécretion excessive et continue de cortisol peut mener à des changements significatifs au niveau physiologique incluant une réaction sur le système immunitaire et le bon développement des os.  L’augmentation du stress peut aussi ralentir le bon développement de l’enfant. 

Cette étude s’appuie sur de précédentes recherches à Concordia qui démontraient que des amitiés multiples pouvaient prévenir les effets négatifs de l’intimidation, l’exclusion et autres types d’agression.    [Trad. libre: jb]

[Article no.  51 – disponible via le Centre d’apprentissage, uniquement pour les employés du CSSSSL]

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