Les antidépresseurs pendant la grossesse liés à l’hypertension pulmonaire chez le bébé [Article original en anglais]

Selective serotonin reuptake inhibitors during pregnancy and risk of persistent pulmonary hypertension in the newborn: population based cohort study from the five Nordic countries / Kieler H, et al. — BMJ. 2011 Jan 12;344:d8012. doi: 10.1136/bmj.d8012.

Les antidépresseurs de la classe des inhibiteurs sélectifs de recapture de la sérotonine (ISRS) pendant la grossesse augmentent le risque d’hypertension pulmonaire persistante chez le nouveau-né, selon une étude publiée dans le British Medical Journal.

Helle Kieler et ses collègues de l’Institut Karolinska de Stockholm ont analysé les données concernant 1,6 million de naissances dans cinq pays d’Europe du nord.

Les antidépresseurs ISRS après la 20e semaine étaient associés à un risque doublé d’hypertension pulmonaire persistante. Chez les 11 000 femmes qui ont pris des antidépresseurs en fin de grossesse, 33 ont donné naissance à un enfant atteint de la maladie (soit 3 sur 1000, comparativement à 1,2 normalement). Alors que chez les 17 000 qui ont pris des antidépresseurs en début de grossesse seulement, 32 enfants souffraient de la maladie (soit 1,9 pour 1000). Le taux de mortalité chez les bébés nés avec la maladie était de 15%.

Les risques étaient identiques pour tous les antidépresseurs étudiés: la fluoxétine (Prozac), le citalopram (Seropram, Celexa), la sertaline (Zoloft), la paroxétine (Deroxat, Divarius, Paxil) et l’escitalopram (Seroplex).

Les chercheurs recommandent d’être prudent par rapport aux traitements par antidépresseurs ISRS lors de la grossesse et de considérer des approches non médicamenteuses lorsque possible.

Un éditorial accompagnant l’article souligne que si l’étude montre un lien entre cette classe d’antidépresseurs et l’hypertension pulmonaire, elle ne prouve pas que ce lien soit causal. Ces résultats pourraient aussi être expliqués par la dépression elle-même, mentionnent-ils.

Les mères qui avaient reçu une prescription d’antidépresseurs étaient aussi plus âgées en moyenne et avaient davantage tendance à fumer.  [Source : Psychomédia]

[Article no.  44 – disponible via le Centre d’apprentissage, uniquement pour les employés du CSSSSL]

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