Une nouvelle étude confirme la difficulté de prédire le risque potentiel de suicide chez des patients souffrant de troubles bipolaires [Article en anglais]

Clinical and cognitive correlates of suicide attempts in bipolar disorder: is suicide predictable? / Gilbert AM, et al.– J Clin Psychiatry. 2011 Aug;72(8):1027-33. Epub 2011 Jul 12.

Un groupe de chercheurs s’est penché sur le risque potentiel clinique, démographique et neuropsychologique en rapport au risque de suicide chez les patients diagnostiqués d’un trouble bipolaire.

Un total de 67 patients, certains hospitalisés et d’autres en clinique externe, âgés de 18 à 60 ans, ont été sélectionnés.  Tous rencontraient les critères du DSM-IV pour le trouble bipolaire.  Les auteurs ont évalué les facteurs démographiques, les troubles de l’humeur, la psychose, l’histoire de traumatismes passés, les traits d’impulsivité et les raisons de vivre de ces patients. 

Le « Barrat Impulsiveness Scale-version II », le « Aggression Questionnaire » et plus de 10 variables cognitives ont été utilisées comme mesure pour chaque patient. 

Les auteurs ont remarqué que le score en relation avec l’impulsivité, était plus élevé chez les personnes n’ayant pas fait de tentative de suicide comparativement à ceux en ayant fait.  Ces derniers ont en effet un score plus bas en rapport au score de l’impulsivité mais, ils sont associés à un score élevé en rapport au risque de mortalité lors de tentatives de suicide précédente.   Les analyses n’ont pu démontrer aucune autre différence au niveau démographique, clinique ou neurocognitif entre les personnes avec et sans tentatives de suicide.  Les modèles de régression n’ont pas permis d’identifier aucun autre prédicteur significatif.

Les résultats largement négatif de notre étude sont particulièrement important pour souligner le dilemme clinique auquel font face plusieurs cliniciens lorsqu’ils tentent  de prédire le risque suicidaire de leurs patients et déterminer lesquels sont à plus hauts ou bas risque.  Les auteurs concluent que le risque d’un  suicide est difficile à prédire même quand de l’information clinique et neurocognitive est disponible.  [Trad. libre :jb]

[Source :  PubMed]

[Article no.  35 – disponible via le Centre d’apprentissage, uniquement pour les employés du CSSSSL]

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