Antidepressant use during pregnancy and childhood autism spectrum disorders / Croen, Lisa A, et autres. — Archives of General Psychiatry, vol. 68, n° 11, 2011, p. 1104-1112.
Les chercheurs de cette étude se sont penché sur le lien possible entre l’utilisation des antidépresseurs pendant la grossesse et la possibilité que le fœtus soit exposé à un risque accru de développer un trouble du spectre autistique (TSA)
Un total de 298 cas d’enfants avec un TSA (et leurs mères) et 1507 enfants (et leurs mères) ont été sélectionné aléatoirement (groupe de contrôle).
L’analyse des résultats démontre que l’exposition prénatale aux antidépresseurs a été rapportée pour 20 cas d’enfants (6.7%) avec un TSA et 50 pour le groupe de contrôle (3.3.%). Les auteurs font le lien entre la prise d’inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) chez la femme une année avant l’accouchement et un risque accru d’un développement d’un trouble du spectre autistique chez leur enfant, avec un risque plus important si la prise d’ISRS a été effectuée durant le premier trimestre de la grossesse. Aucune augmentation du risque n’a été notée pour les mères avec un historique de maladie mentale, mais ne prenant pas de ISRS.
Les auteurs indiquent que le risque potentiel d’une exposition aux ISRS chez la femme enceinte, spécialement durant le premier trimestre doit être évalué en regard du risque de la mère et du fœtus si la maladie mentale de la mère n’est pas traitée. Des études futures sur ce sujet sont suggérées par les auteurs, afin de confirmer les résultats obtenus. [trad. libre :jb]
[Article no. 50 - disponible via le Centre d'apprentissage, uniquement pour les employés du CSSSSL]